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Ceux que l’azur abandonne...
Il y a les livres dont tout le monde parle. Et puis ceux dont la voix trop discrète est menacée d’extinction dans l’instant même où elle naît. Didier Giroud-Piffoz n’a pas beaucoup publié. Tout juste deux ou trois recueils de poèmes en forme de blasons du cœur et du corps (citons Féminaire au Castor Astral, en 1978). À peine une poignée de textes, parfois en écho au travail de plasticiens de la dimension d’un Marc Pessin, le graveur-éditeur isérois de Saint-Laurent-du-Pont, le temps d’une exposition lyonnaise remontant déjà à plusieurs décennies. Et voici aujourd’hui que Giroud-Piffoz, né en 1948, propose un roman. Pas une saga, non, plutôt un chant d’amour fulgurant. L’histoire brûlante, dérangeante, fascinante de Solène et de son frère jumeau, le narrateur, rivé bientôt à ces « plaies qui n’en finissent pas de dénoncer ces enfances vacillantes ». Une brève trajectoire commune foudroyée par un accident qui coûte la vie à la jeune femme, mais transcendée parla mémoire et les mots qui la sous-tendent. Une belle incantation, qui se souvient peut-être de Tabucchi et plus certainement de Chessex, sur fond de trépidants contrepoints indiens et de ravageuse passion pour la peinture et la photo. Jusqu’au dénouement dont on se contentera de dire qu’il parachève de façon terrible cette « union suprême, rituelle, sacrée ». Écoutons ce petit livre. On y entend parfois un cri ? Ce ne sont pas les mouettes, non, ce sont les oiseaux du malheur et de la déraison, quand l’azur menace de les abandonner. L’ouvrage de Didier Giroud-Piffoz est d’une saisissante brièveté. […]
Didier POBEL Le Dauphiné Libéré du 4 février 2008
L'abîme extrême de l'absence
Prix de poésie bourguignon Marie-Noël, et cadre de banque (les deux n'étant pas incompatibles) Didier Giroud-Piffoz s'est échappé en Inde, où, par le biais d'une association Regards et Alliance, il travaille, avec sa femme, à aider des lépreux, des enfants handicapés, et des populations aborigènes depuis plus de vingt ans. Vingt ans où il n'avait plus le temps d'écrire et s'était éloigné de la vie littéraire de notre région. Puis « cette nécessité de revenir à l'écriture », une nécessité impérieuse qui le conduit aujourd'hui - même si son combat en Inde continue - à publier un roman. Un cri bouleversant. Une histoire d'amour totale, éperdue, sans issue. Un couple. Frères et sœurs jumeaux, presque siamois. Des moments de vie, d'amour intenses. Puis survient l'accident. Bête. Celui qui tue sans raison Solène, et dont l'autre ne se remet pas. Le narrateur ne reviendra pas de son voyage de deuil en Inde… un texte qui donne d'ailleurs à l'auteur, Didier Giroud-Piffoz, l'occasion d'échappées sur la vie indienne écrites dans un style particulièrement soigné… si tant est que l'on puisse isoler ces passages de l'ensemble d'un texte assez remarquablement écrit et qui s'adapte, retranscrit, fait entendre la souffrance essoufflée, le sanglot retenu du narrateur.
J. REMY
Le Bien Public du 6 avril 2008
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Quand le roman tient dans une boule à neige D’une boule à neige, Karine Giroud-Piffoz Rudyj fait un roman. La jeune maman de Saint-Maixent rêvait d’aller au bout d’un vrai roman. Elle l’a fait. Son histoire est un conte de fée...
Karine Giroud-Piffoz Rudyj : le nom ne sera pas facile à retenir mais ses lecteurs n’oublieront sans doute pas la profondeur de son imagination. Jamais non plus ils ne regarderont comme avant, une boule de neige : cette décoration, un peu kitch au goût de certains, remplie d’eau et qui fait tomber de la neige sur un décor variable. La jeune femme en a tait une histoire fantastique de 80 pages. Son récit, La lumière de l’Isalie, a séduit les Éditions du Losange. « Une petite fille vit seule avec son père depuis la disparition de sa mère, deux ans plus tôt. Auprès d’un père attristé par l’absence inexpliquée de sa femme, l’enfant joue souvent avec une boule de neige que sa mère aimait déjà. Elle se persuade que l’objet est magique. La suite lui donnera raison », raconte l’auteur. Nous n’en dirons pas davantage pour ne pas trahir l’intrigue. « J’ai toujours aimé lire. Mes parents nous imposaient un livre par semaine, mais ce n’était pas une corvée », explique-t-elle. Des études de lettres modernes, des essais d’écriture sur quelques poèmes puis cette envie de mettre en mots, en histoire, une imagination nourrie de récits fantastiques. « J’avais l’histoire, l’intrigue et puis le roman est venu de lui-même. J’ai quand même mis deux ans et demi car je travaille à côté et j’ai aussi un enfant. Et puis, je ne voulais pas forcer l’inspiration. » Son environnement favori, c’est « les livres et l’enfance ». Assistante maternelle, elle a auparavant travaillé en librairie. Amoureuse de la région, elle a quitté la Seine et Marne en 2002 et s’est fixée « pour un bon moment » à Saint-Maixent-sur-Vie avec son mari. Elle s’amuse à raconter que, hasard du calendrier, ce livre sort en même temps que celui écrit par son père, un récit entre fiction et autobiographie, chez le même éditeur. Le second roman est déjà en chantier. « J’écris quand je peux, souvent le week-end. C’est une suite en fait. Car il y a une fin, mais il peut aussi y avoir une suite. » Une séance de dédicace est organisée le 2 février au magasin La Vie en soi à Bretignolles-sur-Mer. La lumière de l’Isalie, de Karine Giroud-Piffoz Rudyj, 82 pages, 15 €. Contacts : 02 51 54 73 31 ; site www.editionsdulosange.fr
Ouest-France 12-13 janvier 2008
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Joanna KUBAR - Douce est sa mort ou apoptose
Il s'en passe de pas bien belles dans les laboratoires niçois en biologie. La recherche hospitalière ne l'est pas vraiment. Un professeur meurt, son équipe s'étripe, les chercheurs se volent leurs travaux, l'ambition les dévore... C'est de la fiction, bien sûr, mais la réalité ne doit pas être loin car l'auteur est du sérail. D'ailleurs, au-delà d'une intrigue policière au rebondissement inattendu et édifiant, les chapitres décrivant ce microcosme scientifique sont les plus réussis. En prime, en même temps que le policier chargé de l'enquête, vous saurez tout sur le fonctionnement de notre système immunitaire. Une contribution originale au futur débat sur l'avenir de la recherche en France. D.L. - Sciences et Avenir, septembre 2004.
Quand le professeur Bottain décède de mort inexpliquée, une suspicion générale secoue le laboratoire de recherche que dirigeait ce ponte, haï de tous. L’intrigue policière, au demeurant assez mince, est avant tout pour l’auteur prétexte à dépeindre l’atmosphère dans laquelle évolue le monde des chercheurs : difficultés, jalousies, frustrations, injustices, désenchantement, mais également passion pour un métier indispensable. L’auteur, Joanna Kubar, docteur ès Sciences, docteur en Médecine et chercheur au CNRS, sait de quoi elle parle. L’ambiance est donc réaliste, les relations humaines authentiques et nous découvrons beaucoup de notions intéressantes sur l’immunologie. Ce qui, peut-être, confère un côté un peu didactique au style, mais faut-il bouder son plaisir d’apprendre ? En tout cas, une chose est sûre : dans ce polar où les suspects ne sont pas de banals " serial killers " mais s’appellent le Phosphore 32, les anticorps G3E ou l’Hemophilus influenzae, l’auteur renouvelle totalement le genre. Merci pour le glossaire des mots scientifiques, en fin d’ouvrage, une vraie roue de secours pour le lecteur lambda… Tenez : avez-vous seulement une idée de ce qu’est l’apoptose, qui sert de sous-titre à l’ouvrage ? C’est " la mort cellulaire programmée " identifiée en 1972. Un mot qui, en grec, signifie plus joliment " chute des feuilles à l’automne ". C’est aussi le fil conducteur de cette histoire. Mais à vous de découvrir le reste. Christiane Salducci - SENIORS – Automne 2004
Douce est sa mort, un roman policier de Joanna Kubar
Dans certaines professions, les rapports sociaux sont à la fois féroces et feutrés. Le désir, chez les plus lucides – comme Joanna Kubar, docteur ès sciences et docteur en médecine, chercheur au CNRS – est de dénoncer les perversités qui n’émergent pas à la surface de la corporation : les ambitions et les manœuvres pour faire carrière, les coups bas contre les rivaux, le goût de la renommée, les pesanteurs humiliantes des fausses hiérarchies. À travers les mailles d’un roman policier, Joanna Kubar raconte les petites haines et les petites guerres intervenues entre les chercheurs d’un laboratoire de biochimie. L’enquête de police sur le décès de son " patron " (terme générique significatif employé à l’université et dans la recherche scientifique), est l’occasion de faire le procès d’un système autoritaire qui suscite des réactions nocives pour la recherche comme pour le quotidien des chercheurs. Ce " patron ", le directeur du labo, arrogant à souhait comme savent l’être ceux qui ne peuvent s’imposer par leurs seules vertus scientifiques, meurt dans l’hostilité générale : le couvercle d’un véritable nœud de vipères est ainsi soulevé… Chaque membre de " l’équipe " est successivement soupçonné, car ils ont presque tous une bonne raison de se débarrasser du " mandarin ". Page à page, dans un décor niçois (Joanna Kubar travaille à la faculté de médecine de Nice), un milieu peu connu à l’extérieur est décrit : on n’y aime pas les conflits frontaux mais on poursuit néanmoins de sordides conflits de pouvoir. Les universitaires et les chercheurs se reconnaîtront dans ce que l’auteur appelle " la haine lâche, sifflante, une haine au ras des murs, une haine de l’ombre ", qui sévit entre les murs des locaux relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Au niveau des recrutements et des promotions, les magouilles et les copinages font merveille, sans qu’il y ait des entorses à la lettre de la légalité. Et puis il y a les pratiques insidieuses des uns et des autres dans l’activité quotidienne. Il y a ceux qui " détournent les moyens de l’hôpital au bénéfice d’un labo privé "… Il y a les plus anciens dans les grades les plus élevés qui savent mettre à leur compte personnel les recherches de leurs subordonnés... tout en imposant une " réunionnite " inutile des collaborateurs, leur permettant de satisfaire leur goût du pouvoir... Il y a ceux qui sont à la fois les amis et les adversaires de tout le monde afin de faire carrière plus vite. Il y a les vacataires, à la fonction instable, qui " hument le vent " mais n’en pensent pas moins et qui ne sont fidèles qu’aux " maîtres " qui peuvent aider à leur promotion. Il y a les incompétents, en dépit des diplômes obtenus on ne sait trop comment, champions de la manœuvre pour réussir une carrière tout aussi bonne que les autres… Il s’agit, en bref, de faire " soit l’anguille, soit l’autruche " dans un constat sourd et solitaire ! Chacun, bien sûr, à tour de rôle et à l’origine, s’engage vis-à-vis de lui-même à changer le système qui produit de telles pratiques. Arrivé enfin à une place enviée où il sera possible d’agir, " on est alors trop fatigué " et on oublie les envies de jeunesse... Pourtant, étrangement, on s’engage dans ces métiers " pour la liberté de pensée ", le prix à payer étant la modicité du salaire. En réalité, cette liberté est illusoire à la fois pour tes plus " éminents " des chercheurs et pour les plus modestes ! L’emploi du temps est pour une large part consacré à des tâches de représentation et d’administration qui ne peuvent être sacrifiées... pour peu que l’on veuille accéder aux postes espérés. Joanna Kubar frôle le désespoir sur ce milieu qui est le sien : " Avec la bêtise, tes dieux eux-mêmes luttent en vain "… Mais elle reste indulgente, consciente sans doute qu’ailleurs, l’homme reste le même lorsque la corporation est pesante: Avec un certain sourire, le sous-titre du roman (" Apoptose ") indique que !a biologie a des lois qui ne sont pas étrangères à celles de la société humaine : il y a partout un fâcheux penchant à l’autodestruction. À lire, donc, pour tous ceux qui veulent découvrir un petit monde parmi d’autres, celui des scientifiques enfermés dans un système qui devra, un jour, peut-être, se réformer. Robert CHARVIN. PCA Hebdo du 25.06 au 1.07.2004
Extraits de lettres de lecteurs[…] je voulais vous dire le bien que je pense [de] votre livre. Vous avez réussi à construire une intrigue qui tient le lecteur en haleine, tout en évoquant – certes de manière un peu caricaturale, mais pas tant que cela... – le monde de la recherche et l’ambiance d’un laboratoire […] avec ses différents personnages, leurs grandes phrases et leurs petits calculs... Je vous tire mon chapeau…
[…] le " milieu " de la recherche […] dans l’œil du polar.
Trop court ! J’ai adoré [ce] roman que j’ai dévoré en trois heures. J’attends la suite.
[…] une plongée dans le métier de la recherche, les belles et moins belles réalités de la vie de labo d’aujourd’hui.
Francoise est en train de lire Apoptose " avec passion ".
[…] on sent le vécu : quelle ambiance ! La chute est sympa aussi : quelle morale pour les ambitieux !
J’ai souvent souri ou même franchement ri, j’aime beaucoup ta forme d’humour. Bien sûr on cherche des clefs […] le célèbre […] aurait-il quelques traits communs avec la " victime " ? J’aime bien la formule : " Il était en dessous des idées et au-dessus des techniques ".
Un grand bravo, bien amicalement.
Mon amie a lu ton livre avec beaucoup d’intérêt. Comme elle a approché notre milieu, il lui a semblé que la description était très proche des faits. Et elle s’est régalée de l’intrigue.
[le livre] décrit bien la vie dans un labo de bio, je comprends un peu mieux maintenant que ma fille en fait partie.
Je suis étonnée que la quatrième de couverture ne fasse pas plus allusion au milieu tout pourri et mandarinal qui est la trame du livre, l’annonce est très " soft "...
J’ai lu d’un souffle et j’ai aimé. […] J’ai apprécié que tu aies su présenter des concepts, des processus compliqués et complexes dans un langage acceptable au béotien que je suis. Tu as évité le piège du métalangage spécifique, te mettant à la portée du lecteur, tout en gardant la rigueur dans le " transfert des connaissances ". Autre qualité, dans le même chapitre, avoir su délimiter et limiter la quantité d’information scientifique à faire passer : en effet, un surcroît d’éléments aurait risqué de lasser, d’émousser la curiosité du lecteur non spécialiste du domaine.
[…] la couverture est superbe et la passion d’être chercheur est très bien exprimée.
J’ai aimé la passion qui est l’autre face de la rigueur et qui meut tes personnages .Tu les as crayonnés à la manière d’un peintre : en quelques phrases, tu leur as donné volume et expression, faisant ressortir le trait de caractère dont tu avais besoin dans l’économie de ton histoire et par lequel chacun y est indispensable. Ce sont des dessins au feutre, prégnants.L’intrigue est bien construite et menée rondement, le suspense est maintenu jusqu’au dernier moment : la preuve, c’est que je ne m’attendais pas du tout au dénouement (c’est vrai que je ne suis pas un grand amateur de polars, ni un joueur d’échecs, et que donc je ne vois pas toujours venir...). Le style est très agréable, avec ce va-et-vient entre le discours direct, le discours indirect, les parties narratives ; la langue est belle,vivante, avec des inflexions parfois ironiques, de rage contenue, de désenchantement, mais aussi d’espoir, de confiance.
J'ai beaucoup apprécié le style, la taille au biseau (au scalpel ?) du texte, la recherche du bon mot, le travail du style, sans parler de l'intrigue et des personnages, nombreux, bien décrits. Bravo pour ce premier roman.
[…] dentiste […], chercheur au laboratoire de bactériologie […] et professeur de microbiologie à la faculté de chirurgie dentaire, j’adore les romans policiers qui se passent dans notre milieu, et je regrette qu’ils se passent toujours aux USA ou en Angleterre.
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Alain FROUTE - Le Chien berger
Un livre à lire sans modération… d’Alain Frouté, un préfet à la pente rupestre… L. BOURGUE, Nice Matin, 01.02.05
Après Là où volent les Aigles, son premier livre, Alain Frouté signe Le Chien berger aux Éditions du Losange, un roman qui décrit un long voyage à la recherche d’une amitié perdue… Le Provençal, 24.01.05
Le Chien berger ? Qui est-ce ? Non, dans le roman que je viens de lire, il ne s’agit pas d’un animal mais d’un homme : un Basque indépendant, sinon indépendantiste… dont le grand-père était berger. Mais le personnage est fascinant, instable, baroudeur, d’abord ingénieur forestier puis reporter et surtout aventurier, surnommé Chien berger dès son adolescence, participe à des aventures innombrables, souvent tragiques, politico-écologico-militaires, avec un comportement héroïque, dicté peut-être par quelque désespoir. Le narrateur, son ami d’enfance, demeure parfois longtemps sans le revoir. Mais leur fidèle amitié ne se dégradera jamais. Leur évolution se montre pourtant fort différentes, le narrateur ayant été tour à tour officier supérieur, puis sous-préfet et diplomate. Ils se croiseront ainsi à travers le monde au cours de leurs missions. Et le narrateur constate : « C’était incroyable. Le soldat, c’était moi, au début. Mais c’était lui, le civil, qui faisait la guerre. Comment comprendre ?… » Au fait, l’auteur se nomme Alain Frouté, mais se prénomme Jean-Hugues dans le roman. Je crois plutôt qu’il a écrit un livre quasi-autobiographique. Et c’est passionnant. Chronique d’Henri MARC, radio locale CONNEXION.FM (017.00)
[…] Il devrait être interdit d’écrire des livres passionnants car une fois immergés dedans, on ne s’en sort qu’au bout : haletants, grandis, heureux comme par exemple à la fin d’une belle course en montagne, ou d’un vol serein en parapente, ou d’une longue chute libre… Merci, donc, de ces excellents moments que Le Chien berger m’a apporté des quatre coins du monde…/… Régis M., 38000 GRENOBLE
Bravo… pour cet excellent livre. J’ai pris un vif plaisir à le lire et il m’a beaucoup intéressé. C’est du VOLKOFF de pro… Antoine de P., 31000 TOULOUSE
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire votre nouveau livre : si j’ai bien connu le brillant narrateur, je crois aussi reconnaître les Basques que j’ai côtoyés dans ma vie, non pas en un seul personnage mais au travers de plusieurs. Tellement votre héros porte en lui les caractéristiques basques faites d’aventure, d’attachement au pays, à ses valeurs et à sa langue, d’une attirance pour le grand large et du culte de l’amitié. Bravo ! Ce beau livre réconcilie vos propres aventures et vos passions… Franck B., 78000 VERSAILLES
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de plaisir Le Chien berger. C’est bien écrit, très maîtrisé et l’histoire fait revivre la politique internationale de ces dernières décennies, ce qui est sans doute le meilleur sujet d’actualité pour les romanciers. J’ai aussi apprécié, à travers le roman, votre attention aux malheurs des peuples les plus déshérités, souvent victimes des grandes puissances… …Votre roman devrait être porté à l’écran… J’espère que vous continuerez à écrire, pour votre bonheur, et pour le plaisir de vos lecteurs… Jean-Louis B., 78000 LE CHESNAY
[…] Vous avez des points communs avec RASPAIL et SCHOENDOERFFER dans la mise en scène de personnages maintenant atypiques, en ce sens qu’ils se foutent des contingences et qu’ils sont suffisamment dotés de raideur dans la colonne vertébrale pour ne plus croire qu’en l’honneur, dernière vieille lune abandonnée de tous, mais à laquelle ils se cramponnent. LA VARENDE, avant de sombrer dans le maréchalisme régional, décrivait lui aussi, de tels caractères… Antoine d’U., 75008 PARIS
[…] J’ai couru, couru, à la suite du Chien berger, sans discontinuer, sans prendre le temps de faire la moindre pause, passionné par les rebondissements d’une aventure semée des traces d’une carrière « poly » -morphe, -glotte, -valente… menée au pas de charge par l’auteur, stupéfiant d’agilité littéraire… J’ai été sous le charme… Bravo, Alain ! L’aigle, le chien berger, à quand le prochain animal emblématique ? José I., 29680 ROSCOFF
Saint-Cyrien de la Jeanpierre, Alain Frouté, qui fut sous-préfet, diplomate, membre des Services spéciaux, préfet, est connu des lecteurs du Casoar. Son originalité littéraire se poursuit avec ce nouveau livre qui, comme le précédent (Là où volent les aigles), cache mal sous l'appellation de roman un récit qui tient plus de l'autobiographie que de la pseudo-fiction avec les aventures mystérieuses d'un lointain cousin dont le profil de carrière est bien proche de celui de l'auteur. Celui-ci, tout en gardant le premier rôle en racontant ses souvenirs, fait la part belle au héros à éclipsesqui apparaît dès qu'un événement important arrive. Mais qui s'en plaindrait puisque notre plaisir à lire cet ouvrage fort bien écrit est grand et reste constant ? Yves MADELIN LE CASOAR - avril 2005
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Robert CHARVIN - La situation est grave mais pas désespérée
Viatique militant Robert Charvin n’y va pas par quatre chemins : « Je vous jure de me croire. J’y croyais plus que tout. Et ma crédulité n’était pas du tout feinte. Elle était bien réelle, et ma naïveté m’aidait vraiment à vivre. Pour reconstruire le monde, j’ai cru un long moment qu’il y avait une élite qui respectait les autres. Que la race des moches était celle d’en face. » Dans son dernier ouvrage, l’auteur, professeur à l’université de Nice, doyen honoraire de la faculté de droit et de sciences économiques, ex-conseiller général du PCF des Alpes-Maritimes de 1976 à 1982, confie ses réflexions sur le monde actuel. En des contes et légendes politiques, il nous livre, en autant de chapitres qu’il y a de jours de la semaine, ses vues à la fois incisives et instructives. Les militants, communistes ou autres, en feront leur plus grand profit car Charvin écrit vrai. Il y a des pages intitulées « Dirigeants et adhérents », celles qu’il consacre à « Un ancien sénateur du pays d’Antony » dont la dernière phrase est à méditer, et puis encore celles qui proposent d’« En finir avec la honte de soi ». Au fond, ce petit ouvrage qui se refuse à séparer politique et morale est un viatique pour ceux qui n’ont renoncé ni à l’une ni à l’autre. Car Robert Charvin, le vieux militant, sait bien, comme Eric Hobsbawn qu’il cite, qu’en dépit de toutes les modes forcément passagères du je-m’en-foutisme politique, « la rançon de l’échec, c’est-à-dire le refus de changer la société, ce sont les ténèbres ». C’est pourquoi, l’intellectuel et le communiste décident que la situation n’est pas désespérée. Voilà un éloge du militantisme politique qui ne confond pas mode et réalité. Valère Staraselski L’Humanité, 14 février 2005 |
Jill-Patrice CASSUTO - Carotte ou le délire à deux
Un roman au scalpel
Le milieu médical est un bon terrain pour la création littéraire. Un médecin, un grand professeur, sont situés à un poste d'observation idéal et à un carrefour d'humanité particulièrement fréquenté. Mais curiosité et savoir ne suffisent pas toujours pour réussir un roman. Professeur à la Faculté de Médecine de Nice, chef du service d'hématologie-greffes de moelle osseuse au CHU, reconnu pour ses travaux sur le Sida, le Niçois Jill-Patrice Cassuto, qui s'est déjà essayé au romanesque et à l'écriture théâtrale, a maîtrisé ce passage. Avec Carotte ou le délire à deux, il se libère davantage encore. Zoé et Noé forment un couple plein d'humour, complice, réactif, provocateur. Un rendez-vous au restaurant Terres de Truffes, à Nice, et les voici tous deux, Peter Pan et Fée Clochette, engagés dans un amour fusionnel et un singulier jeu de rôles. De chapitre en chapitre, au fils d'étranges SMS - "J'ai peur de l'avenir, mais pas de vous" -, l'histoire se tisse, entre le chaud et le froid, le rose et le noir, la vie et la mort, sur fond de Carmina Burana et d'Emma Chaplin. Les ébats amoureux gagnent en sophistication et l'alchimie des sentiments s'installe. On est sur la Côte d'Azur, où la proximité du paradis n'est pas nécessairement un antidote au mal. La Fée Clochette au pavillon des cancéreux ? Oui, mais avec pour compagnon un lapin en peluche nommé Carotte, qui sait garder les secrets. La suite est inattendue, inquiétante, parfois brûlante (minuit au Mont Boron...) et dévastatrice. Noé arrache une oreille de Carotte, un chirurgien est retrouvé assassiné, l'oreille droite sectionnée... Cette fois, on ne joue plus ! Entre normalité et délire, suspense et toile de fond médicale, l'auteur se fraie un passage avec maîtrise et sens du rebondissement. Et en suivant Carotte jusqu'à l'heure du meurtre, plus d'un patient de Jill-Patrice Cassuto deviendra son fidèle lecteur. J.G. Nice-Matin - 3 août 2005 |
Arié LEVY - Mon âme pour un baril |
Alain AMARIGLIO - Il était un petit navire |
Sandra BIENFAIT-FARAUT - L'or en bloc |
Paul COUTEAU - La chanson de ma vie d'astronome et de Vendéen |
Charles DUMONTET - Nobacco |
Robert CHARVIN - Comment peut-on être Coréen (du Nord) ? |
A cette question Robert Charvin, Professeur à la Faculté de Droit et des Sciences économiques de l’Université de Nice, apporte en quelque 150 pages des éléments de réponse nourris de sa connaissance et de ses nombreux contacts avec ce pays et amène le lecteur sans parti pris à (re)découvrir l’histoire, la culture et les spécificités politiques et socio-économiques d’un pays et d’un peuple, ni « ermite », ni « mystérieux » mais souvent objet, dans nos pays occidentaux, de clichés réducteurs, dépréciateurs et méprisants sinon hostiles. Hérités de la période de la guerre froide, ces clichés sont appliqués à la Partie Nord d’un pays millénaire et uni, divisé malgré lui par les Alliés à la fin de la seconde guerre mondiale, qui occupe une position stratégique cruciale aux frontières mêmes de la Chine et de la Russie et face au Japon, l’ancienne puissance coloniale, honnie par les Coréens mais principal allié stratégique des États-Unis dans la région.
La Corée du Nord sortie ravagée en 1953, mais non vaincue, de la guerre de Corée, continue d’être perçue par les États-Unis, en particulier sous la présidence de G. Bush, comme le principal obstacle à l’extension en direction de la frontière chinoise de son influence et de sa présence militaire, une présence qui se perpétue en Corée du Sud au delà de la guerre froide et qui est à contre courant du mouvement nationaliste puissant qui traverse désormais les deux Corée.
Ce mouvement nationaliste, répandu aussi au sein de la vaste diaspora coréenne, est symbolisé par la Déclaration conjointe du 15 juin 2000 adoptée à Pyongyang par les deux Chefs d’État. Celle-ci a ouvert la voie au développement de relations politiques, économiques et culturelles entre les deux pays, destinées à faciliter un long processus de réunification sans ingérence étrangère, processus difficile qui reste menacé par la présence militaire américaine en Corée du Sud et l’hostilité de la présidence Bush à l’égard du régime de Corée du Nord.
La méconnaissance et l’indifférence ont longtemps prévalu en Europe à l’égard de la question coréenne et du droit du peuple coréen à sa réunification pacifique et indépendante, un droit dont ce peuple a été et est illicitement spolié depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. Les reconnaissances et l’établissement de relations diplomatiques, y compris par la Belgique, se sont multipliées ces dernières années et la nécessité de mieux connaître cette région s’impose après le dramatique échec de la politique de guerre en Irak qui conduit, aux États-Unis mêmes, à une prise de conscience que le recours à la puissance militaire risque de ne pas faire aboutir au résultat escompté.
Le livre interpellant du professeur R. Charvin, aide à se faire une opinion rationnelle et bien documentée sur les spécificités du régime Nord Coréen, doté aujourd’hui de la capacité nucléaire militaire, sur les aspirations du peuple coréen à une réunification pacifique, libre de toute ingérence étrangère, ainsi que sur le coût exorbitant pour le peuple coréen des enjeux stratégiques qui se cachent derrière les clichés, les mesures d’embargo et les menaces qui pèsent sur le Nord et que l’important Accord Cadre signé à Pékin ce 13 février, s’il est effectivement appliqué et complété devrait enfin contribuer à éliminer. |
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